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1 January 2021 Étude de Cas
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Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), GLIMS

Vers un partage accru de l’information : Le système GLIMS commun aux 121 laboratoires de l’AP-HP leur permet de s’appuyer sur une solution mutualisée, évolutive et prenant en charge l’ensemble des spécialités

DÉFI

Améliorer la productivité globale, tout en soutenant les objectifs de restructuration et de modernisation du groupe hospitalier. 

RÉSULTAT

Une solution mutualisée, augmentant la productivité des 121 laboratoires de l’AP-HP.

PROFIL CLIENT

37 hôpitaux

121 laboratoires

90.000 collaborateurs

Paris, France

« Sans un système de gestion de laboratoire, il n’est pas possible de rendre un examen, » plaisante le professeur Éric Lepage, Directeur du Centre de Compétences et de Services (CCS) du Système d’Information Patient au sein de l’AP-HP. « Mais si l’automatisation des examens a fait gagner beaucoup de temps, il doit aussi s’insérer dans un processus global de productivité. Pour cela, il faut mutualiser. La solution GLIMS doit répondre à cet enjeu, en accompagnant notre restructuration et participant ainsi fortement aux objectifs globaux de modernisation de l’AP-HP. L’informatique doit être au service de la stratégie. »

Le plus grand centre hospitalier d’Europe

L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) est le centre hospitalier universitaire (CHU) de la région Île de France et le premier CHU de France. C’est aussi, avec une zone urbanisée de plus de 11,5 millions d’habitants un établissement hors du commun. Ce qui la distingue des autres ? « Le volume, car c’est aussi le premier centre hospitalier d’Europe, » lance le Pr Éric Lepage, que l’on parle de nombre d’hôpitaux (37 aujourd’hui, dont trois en province et une structure d’hospitalisation à domicile), de nombre de lits (plus de 22 000) ou de nombre de patients. « L’AP-HP, c’est environ un million d’hospitalisations et quatre millions de consultations par an. 50% du public français est passé au moins une fois à l’AP-HP ! » Près de 90 000 personnes y travaillent. Dans une logique de proximité géographique et afin d’offrir aux patients une prise en charge cohérente et homogène, douze groupes hospitaliers ont été créés, permettant aussi la mutualisation des activités administratives et logistiques.

L’AP-HP, c’est aussi plus de 120 laboratoires répartis dans les groupes hospitaliers et exerçants dans toutes les spécialités : biologie, génétique, hématologie, biochimie, parasitologie, toxicologie, pharmacologie… Des examens de « routine » mais aussi des activités très pointues, notamment dans le domaine de la recherche, exercée au sein d’un même laboratoire.

« Dans un tel contexte, il faut homogénéiser et normaliser pour être efficace, » poursuit le Pr Éric Lepage, « Impossible de faire du sur-mesure. » 

C’est avant 2005 que la société MIPS intervient pour la première fois à l’AP-HP, en répondant avec la solution GLIMS à un appel d’offre pour trois hôpitaux. Ce sont ses fonctionnalités qui démarqueront le SGL de la concurrence, en particulier ses possibilités de paramétrage (avec un langage de programmation interne) qui lui permettent de couvrir toutes les spécialités des laboratoires (45 000 analyses différentes) mais aussi ses capacités d’intégration, d’une part avec les automates, de l’autre avec le dossier patient. « La souplesse de GLIMS a joué, » ajoute le Pr Lepage. « C’est clairement sur la partie fonctionnelle que s’est fait la sélection. GLIMS était supérieur aux autres. » En 2006, deux nouveaux appels d’offre, cette fois pour trois groupements hospitaliers (soit sept hôpitaux) sont de nouveaux remportés, suivis en 2007 par huit hôpitaux supplémentaires, puis encore cinq par le biais d’un avenant au contrat. Le total des établissements de l’AP-HP équipés par la solution GLIMS est ainsi porté à 23.

Mais ce qui va fondamentalement distinguer la solution GLIMS et constituer un des socles de son intégration dans la politique de modernisation de l’AP-HP, c’est sa capacité à accompagner la mutualisation globale des infrastructures et des ressources, notamment lors de la création des groupes hospitaliers. Nativement multi-site, GLIMS permet à chaque groupe hospitalier dans lequel il est installé (douze au total) de partager les informations et d’exploiter une base unique, évitant doublons et ressources multiples. Une évolution, non prévue au départ, mais que l’architecture même de la solution a permis d’accompagner.

Du cadrage au déploiement

Aujourd’hui, près de 80 laboratoires (sur les 121 au total) sont déjà équipés avec la solution GLIMS suivant un processus projet basé sur un plan méthodologique et pris en main par le CCS du Système d’Information Patient que dirige le Pr Éric Lepage au sein de l’AP-HP. Ainsi, après la phase initiale de cadrage, s’est déroulée l’étape de conception avec la construction d’un noyau commun à chaque discipline et d’un dictionnaire d’analyses biologiques partagé par tous les laboratoires de l’AP-HP. À ce noyau commun (couvrant environ 80% des analyses) peuvent être ajoutées des extensions nécessaires à quelques laboratoires spécifiques, comme pour la génétique. La solution GLIMS desservant les groupes hospitaliers est centralisée et installée sur un serveur mutualisé sur le site de production informatique de l’AP-HP.

L’ensemble des résultats issus de GLIMS sont aujourd’hui remontés vers le dossier patient de l’AP-HP et seront de même envoyées vers le dossier médical personnel. Enfin, des travaux sont en cours de finalisation pour permettre d’intégrer, selon les standards HL7, à GLIMS la demande électronique issue du dossier patient. 

Les premiers déploiements ont été menés par la société MIPS, puis ont fait l’objet d’un transfert de compétences vers l’équipe du Pr Lepage composé de quinze personnes associant des experts métier et des informaticiens. « Le choix de l’AP-HP est de maîtriser son système d’information avec des ressources internes, ayant les compétences métiers. C’est indispensable dans le domaine médical, » souligne-t-il. 

En France, le code de la santé publique prévoit qu’au 1er novembre 2016 les laboratoires devront impérativement être accrédités pour poursuivre leurs activités. « Par cette accréditation, les laboratoires devront démontrer leur capacité à réaliser leurs analyses en totale sécurité pour leurs patients, » conclut le Pr Éric Lepage. « Il est évident que dans ce processus, la solution de gestion de laboratoires, GLIMS en l’occurrence, contribue fortement à la sécurité et la qualité des examens. »

Solution & benefits

GLIMS :

  • Couverture fonctionnelle étendue permettant de traiter la totalité des examens de laboratoire : biochimie, hématologie, immunologie, pharmacologie, toxicologie, …
  • Richesse des fonctionnalités : vitesse, performance, souplesse et potentiel dans la configuration de l’architecture, automatisation, …
  • Solution évolutive et nativement multi-site, exploitant une base unique 
  • Capacité d’intégration avec des systèmes d’information utilisant les standards
  • Traçabilité complète pour l’obtention des certifications

Bénéfices :

  • Amélioration de la qualité de travail des personnels de laboratoire avec la mise en place d’une solution moderne et sécurisée, avec la richesse fonctionnelle attendue
  • Efficacité économique avec la mutualisation des ressources et des données pour les laboratoires dans le cadre d’un objectif global de restructuration et de modernisation de l’AP-HP 
  • Décloisonnement, coordination et partage des bonnes pratiques contribuant aux performances et à la qualité des soins apportés aux patients
  • Point d’accès unique au dossier biologique du patient
  • Fluidité avec la normalisation des échanges au sein des applications du système d’information

GLIMS a parfaitement répondu aux enjeux de partage de l’information et d’ouverture, en accompagnant la restructuration et participant ainsi fortement aux objectifs globaux de modernisation de l’AP-HP.

Prof. E. Lepage, Directeur Centre de Compétences & Services du Système d’Information